Grande Arche - Jonction Ouest

Grande Arche – Jonction Ouest

Nouvelle étude, démarrée en février 2019

Le site qui fait l’objet de notre étude est au croisement d’équipements et de programmes distincts et contrastés, et à la jonction entre des « morceaux de ville » qui communiquent mal, ou pas, entre eux. L’enjeu des études que nous mènerons permettra d’articuler ces différents éléments, de créer un ensemble urbain cohérent, un lieu fédérateur.

Le périmètre se situe à l’articulation entre Puteaux et Nanterre, sur « l’axe historique de Paris », tracé qui pèse par son importance symbolique, mais aussi par le rôle majeur qu’il détient dans l’organisation des territoires urbains qu’il traverse. Ici, l’axe passe entre le cimetière de Puteaux et celui de Neuilly qui est lui-même accolé immédiatement au nord du site.

Malgré le « privilège » de se trouver sui l’axe, le périmètre du projet souffre d’une situation « d’arrière », dans une vision parisienne du territoire, du fait de sa situation topographique derrière la Grande Arche et au pied de celle-ci, qui lui fait symboliquement, mais aussi littéralement, de l’ombre.

La construction de la Défense et la réalisation des infrastructures routières lourdes qui l’ont accompagné ont par ailleurs produit à cet endroit un quasi-isolat urbain entre les deux cimetières, le quartier d’affaires et les constructions qui ont vu le jour autour du RER Nanterre-Préfecture.

Cet espace, partiellement aménagé dans un processus d’urbanisation « en saute-mouton », ne répond pas pleinement aux liaisons et cohérences urbaines attendues, comme l’illustre la jetée « Chemetov », ouvrage d’art piétonnier surplombant le territoire, mais ne permettant pas de le desservir. Dessous l’accompagnent les premiers jardins de l’Arche, conçus par Gilles Clément, actuellement en rénovation. Mais au-delà, l’aménagement des terrains a tardé à prendre forme

 

Le changement semble être venu avec la création des Terrasses de l’Arche, puis l’implantation de l’Arena 92 et la réalisation récente d’une large promenade piétonne qui l’a accompagné, et qui relie les Terrases à la Défense. Ces transformations ont rebattu les cartes, redonnant à l’axe historique son rôle fédérateur : il est devenu un espace public majeur, et support de l’adressage des nouvelles constructions.

Mais le site est marqué par l’héritage des années passées : une partie des constructions qui y ont vu le jour au sud lui tournent le dos, la pertinence de la jetée est remise en question, et la coupure est-ouest au sol est très marquée par la présence d’infrastructures routières : le Boulevard Circulaire, au statut de voie nationale (N13), flanqué ici de la Route de la Demi-Lune côté Défense, et de la rue Jules Ferry à l’Ouest, au statut départemental (D23).

 

C’est donc une double problématique de re-fédération de territoires qui se pose ici :

  • nord-sud, autour de l’axe : de la promenade des Jardins de l’Arche, de la jetée Chemetov dont l’avenir est à requestionner, ainsi que du jardin Gilles Clément qui se trouve en-dessous ;
  • est-ouest, avec une double problématique :
    • celle du franchissement du faisceau routier qui longe ici la Défense,
    • celle de la capacité du tronçon de l’axe, appelé Jardins de l’Arche, à faire le lien entre la Défense est les Terrasses, par sa nature comme par sa programmation.

Dans les deux cas, des question liées aux franchissements de dénivelés se posent.

 

S’ajoute à cela la volonté de repenser les accès au cimetière de Neuilly : aujourd’hui situé au nord, à proximité de l’hôtel du Département, le déplacement de l’accès principal près du boulevard circulaire est souhaité, améliorant sa visibilité et sa desserte en transports en commun. Cette modification s’accompagnerait du déplacement du pavillon d’accueil des familles, de la maison du gardien, ainsi que du parking d’accueil.

Nous ajouterons à cala une problématique issue de notre lecture du site : la question de la façade ouest de la Défense au pied de l’Arche, autrement dit du traitement de la « tranche de la dalle ». Elle revêt aujourd’hui l’aspect d’un arrière technique, là où une façade principale, « active », mériterait d’exister.